UN SITE PRESTIGIEUX
Tous les rouennais
connaissent la Côte Sainte-Catherine, surtout pour
l'étendue de son panorama sur la ville de Rouen dont la
beauté a inspiré de nombreux peintres, graveurs et
photographes au fil des siècles. Ce belvédère est une
escale appréciée par de nombreux touristes. Toutefois,
la colline détient des richesses trop souvent
méconnues.

| Le site de la Côte Sainte-Catherine bénéficie de plusieurs protections : |
|
· |
Arrêté du 18 mars 1935, inscrivant à l’Inventaire des sites la partie de la colline sur le territoire de Bonsecours.
|
|
· |
Arrêté du 14 janvier 1993 inscrivant à l’Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques les vestiges du prieuré
Saint-Michel, de l’abbaye et des anciens et nouveau forts.
|
|
· |
Décret du 4 février 2002 portant le classement de la côte Sainte-Catherine sur les sites de la Seine-Maritime (Ministère de l’aménagement du territoire et de l’environnement).
|
|
· |
Par ailleurs, le 6 septembre 2007, signature par la Ville de Rouen d’une convention pluriannuelle (5 ans) d’objectifs ''Excellence'' avec la Ligue pour la Protection des Oiseaux
(LPO).
|
UN SITE HISTORIQUE
Depuis la
ville, l'accès pédestre au site se fait à côté du
cimetière du Mont-Gargan par un escalier de 525 marches,
dont le tracé s'inspire de celui édifié vers 1310 par
Enguerrand de Marigny, alors ministre des finances de
Philippe le Bel. II permet d'atteindre un petit plateau
situé sous la corniche, à l'endroit où s'élevait le
prieuré Saint-Michel, dont la fondation remonte très
vraisemblablement au VIIIe siècle.
|
|
DES VESTIGES
ARCHEOLOGIQUES
C'est sur
ce qu'on appelait jadis le "Mont de Rouen" que
fut construit à partir de 1030, au-dessus du belvédre
et de l'actuel parking, l'abbaye de la Sainte-Trinité du
Mont, appelée ultérieurement abbaye Sainte-Catherine.
Son architecture était très proche de l'actuelle abbaye
de Saint-Martin de Boscherville.
|
|
Objet de bien des
convoitises jusqu'à la fin du XVIe siècle, ses
bâtiments furent progressivement détruits à la suite
du siège d'Henri IV. L'une des baies de la cathédrale
de Rouen, le "vitrail de Saint-Romain", nous
donne une bonne image de ce que pouvait être le site à
cette époque. Derrière cette abbaye, et jusqu'aux
premières maisons de Bonsecours, existaient des
fortifications militaires dont les bases sont encore bien
visibles par endroits. Elles ont été le siège de bien
des combats pour le contrôle et l'accès à la ville de
Rouen. A partir du début du XVIIe siècle, le transfert
des biens de l'abbaye et la dispersion de la communauté
religieuse rendirent la colline à Dame Nature.
UN MILIEU NATUREL EXCEPTIONNEL
Le site
possède une flore rare en milieu urbain (orchidées,
plantes parasites d'une vigne qui y était plantée...)
et un gisement fossilifère connu de la communauté
scientifique dans le monde entier.
|